vendredi 30 avril 2010

LES SAINTES; PAISIBLES, CHARMANTES ET TRANQUILLES!

Appelées les SAINTES par Christophe Colomb qui les aperçut le jour de la Toussaint, ces îles véhiculent une image de "Paradis sur mer". L'archipel des SAINTES se compose de huit petites îles, dont deux aujourd'hui sont habitées, soit Terre-de-Haut et Terre-de-Bas.

TERRE-DE-HAUT vue du sommet Le Chameau.

C'est la plus grande île des deux et la plus visitée. Elle offre un paysage saisissant composé de hautes collines et de baies profondes.
D'ailleurs, c'est sur cette île que nous avons vécu une semaine de plaisir!

TERRE-DE-BAS également vue du sommet Le Chameau.

TERRE-DE-BAS a été située en plein coeur de l'épicentre du tremblement de terre du 21 novembre 2004, ces routes et constructions ont été détruites et les habitants oeuvrent, encore aujourd'hui, à la reconstruction.
Les mouillages étant plus houleux, nous n'y sommes pas allés.

Anse du BOURG et municipalité LE BOURG DES SAINTES, vue du Fort Napoléon


ANSE DU BOURG, très beau mouillage paisible et charmant, là où nous sommes demeurés ancrés pendant toute la durée de notre séjour aux SAINTES!


Une fois de plus, nous avons su profiter du moment présent et bien maximiser notre plaisir! En effet, l'une des meilleures façons, sinon la meilleure façon pour visiter l'île, est de le faire en Scooter étant donné la distance à parcourir, soit 5 km de long par 2,5 km dans le plus large ainsi que les quelques sommets à gravir.


Donc, une fois convaincue que j'étais capable et après que Guillaume m'ait dit : "Là maman, tu dois canaliser tes énergies et te concentrer sur ce que tu as à faire; ce n'est pas le temps de prendre des photos!" Quel choc! Mais qu'est-ce que ça veut dire canaliser mes énergies pour conduire un scooter? Dire que je luis dit souvent ça pendant les heures de classe... Ghis me dit : "C'est comme faire du vélo, mais en plus facile!"


Nous partons donc, Ghis et les garçons sur un scooter; moi, seule sur le mien. Quoi, j'ai bien le droit à mes petits moments juste à moi! Disons que le premier tour du carré fût difficile; j'avais du mal à tourner les coins de rues sans mettre les pieds par terre. Après une demi-heure, j'étais beaucoup plus à l'aise et j'ai eu, moi aussi, beaucoup de plaisir!


Notre premier arrêt : FORT NAPOLÉON


Construit à partir de 1816 sur les bases de l'ancien Fort Louis détruit par les Anglais, le FORT NAPOLÉON fut terminé après la guerre alors que la paix en Europe était de retour. Le FORT NAPOLÉON ne fit jamais la guerre; par contre, il servi de prison politique pendant la seconde grande guerre.
Classé monument historique, le FORT NAPOLÉON se dresse intact et bien conservé. De là-haut, la vue sur la baie du Bourg est imprenable (voir photo plus haut).

Vue sur la Baie de MARIGOT à partir du FORT NAPOLÉON.

Deuxième arrêt : LE CHAMEAU

De la tour du CHAMEAU, une superbe vue sur le BOURG.

Après s'être rendus au FORT NAPOLÉON en scooter, nous nous dirigeons vers LE CHAMEAU. Le HIC, c'est que nous devons laisser nos scooters à mi-parcours du sommet. Nous étions loin de nous imaginer une telle marche! Et il fait chaud! Par contre, nous marchons dans une route sinueuse en ciment très accessible. Mais ça grimpe! Après presqu'une heure, nous arrivons au sommet où nous attend une tour en pierre, en train de se détériorer, mais toujours accessible, du moins pour les grands, car nous n'avons pas laissé monter les enfants. D'ailleurs, j'ai failli ne pas monter en haut de la tour, un peu stressée par les enfants qui voulaient eux aussi y aller, mais il fallait que je me gâte les yeux; après l'effort, la récompense! Mais je vois encore mon Guillaume, le visage tout rouge et en sueur : "Quoi, j'ai fait tous ces efforts-là pour rien!" Et nous de répondre : "Mais ce n'est pas pour rien, c'est un bon exercice mon Ti-Lou!" J'aurais tellement été déçue de ne pas monter voir là-haut... Faites ce que je dis et non ce que je fais!

Toute la petite famille est fin prête pour continuer!
Ici, à notre retour de notre marche au CHAMEAU.


Et nous avons le plaisir de partager ces moments-là avec Nancy et Marcel (NAMAR) qui sont toujours d'agréable compagnie!

Vous voyez, non pas la dame en scooter, mais l'étroitesse des rues.
Voilà pourquoi l'utilité d'un scooter.

Et nous avons passé toute la journée à nous balader en Scooter. Nous avons parcouru et reparcouru l'île entière; les enfants ne voulaient même pas débarquer pour aller à la plage. Nous les avons toutes faites, les rues, les baies et même les entrées de cour tellement nous ne voulions rien manquer et faire durer le plaisir! Il est certain que nous renouvellerons cette expérience à un autre moment!
Et parlant plaisir, voici nos deux ti-poissons qui s'amusent à sauter et plonger du devant du bateau.
Olivier, 4 ans et demi, nage sans ceinture depuis plusieurs mois. Il passerait sa journée dans l'eau!

Guillaume, 9 ans, ne cesse d'exercer de nouvelles figures!

Les SAINTES, c'est aussi le célèbre PAIN DE SUCRE.
Très beau site de snorkeling.

Vue sur FORT NAPOLÉON à travers les vestiges du FORT JOSÉPHINE, situé sur l'îlet à Cabrit juste en face de Terre-de-Haut.

Nous avons été enchantés par notre visite aux SAINTES. Nous sommes d'avis que c'est un Vrai petit paradis sur mer!

mercredi 28 avril 2010

GUADELOUPE; LA VERDOYANTE!

Au sommet du COL DES DEUX MAMELLES


La GUADELOUPE (surnommée également l'île d'Émeraude) est en fait constituée de deux îles séparées entre elles par un mince bras de mer, la Rivière Salée et leur forme évoque les ailes d'un papillon déployées entre émeraude et azur. La géographie de ces deux îles est très contrastée :

- La Grande-Terre, vaste plateau calcaire aux formes vallonnées;
- La Basse-Terre constituée pour sa majeure partie d'un massif montagneux et volcanique couvert d'une avondante végétation.

Pourquoi certaines îles, dont la Guadeloupe et Les Saintes, entre autres, ont une région Grande-Terre ou Haute Terre et une région Basse-Terre? Et bien, cela fait référence au côté Au vent et Sous le vent de l'île en prenant pour acquis que le vent vient de l'Est (Alizé). En effet, le côté Au vent était nommé Grande-Terre ou Haute-Terre, tandis que le côté Sous le Vent était nommé Basse-Terre. Donc, rien à voir avec le relief.

En ce qui a trait à la Guadeloupe, nous nous sommes attardés à la région de La Basse-Terre, aile gauche du papillon. Ses habitants la nomment "la Guadeloupe Proprement Dite", étrange nom composé qui semble sous-entendre que l'île jumelle de Grande-Terre (aile droite) n'est qu'une dépendance...

Ses massifs montagneux, dont les plus hauts reliefs sont envahis d'une épaisse forêt tropicale, sont couverts de culture, en particulier de bananeraies.



Nous avons loué une voiture pour une journée; la randonnée pédestre a été notre activité de la journée. Bouge les pieds! Bouge les pieds!



Maison de la Forêt


La petite famille à l'entrée de la Maison de la Forêt.


Belle randonnée dans ce centre d'interprétation de la nature qui expliquait bien la flore locale de cette forêt tropicale humide.


Cascade aux Écrevisses


C'est toujours un réel plaisir de se baigner dans l'eau douce, aussi froide soit-elle!


La Soufrière

Au pied du volcant LA SOUFRIÈRE.
Après 30 minutes de marche, je suis redescendue avec les enfants, car ils avaient déjà deux randonnées dans les talons. Ghislain, Nancy et Marcel (Namar) se sont rendus au sommet.







On pouvait même l'entendre "gronder".


Odeurs au rendez-vous!

Nous sommes très chanceux d'avoir eu un si beau ciel dégagé ce jour-là; les jours suivants notre ascension, le ciel est demeuré voilé.
Voici un petit vidéo, gracieuseté de Marcel.
video

vendredi 23 avril 2010

ANTIGUA; UNE ESCALE INVITANTE!

Antigua nous a agréablement surpris par ses belles plages, ses randonnées et une belle possibilité de ravitaillement, entre autres. Longer la côte d'Antigua en navigation est particulièrement agréable; c'est tellement beau que ça fait mal aux yeux! (Petit clin d'oeil à nos amis Magie.) Nous y avons fait des activités très diversifiées et en très bonne compagnie.

Mouillage de ST-JOHNS en compagnie de NAMAR et UKULU.
Bien sûr, le côté "invitant" d'Antigua ne réside pas en cette baie... En effet, des odeurs particulières et la limpidité de l'eau laissaient un peu à désirer. À la blague, nous disions que nous n'avions pas besoin d'ancre, car le bateau tenait tout seul!
Mais nous avons très bien dormi; pas de roulis!
Par contre, nous étions à proximité du centre-ville où boutiques et commerces abondent à l'image des îles où les bateaux de croisière y font escale telle que ST-JOHNS.

Mouillage de JOLLY HARBOUR.
Jolly Harbour nous a permis de faire un bon ravitaillement dans un marché de style IGA à l'exception qu'ici, chaque allée est surveillée par un(e) gardien(ne) de sécurité.

La côte découpée d'Antigua abrite des plages incomparables. Comme le prétend le slogan publicitaire, elles seraient au nombre de 365 : "Une pour chaque jour de l'année".
FORT BERKELEY
Grâce à ses abris naturels, dont le plus réputé est English Harbour, Antigua devint le bastion de l'escadre anglaise des "îles sous le vent". De ce repaire, rendu inexpugnable par ses nombreux forts dont celui de Berkeley, les navires de l'Amiral Rodney, puis dès 1784 du célèbre Horatio Nelson, pouvaient contrôler toute la zone maritime antillaise. Antigua fut donc l'un des atouts majeurs de la force navale britannique dans les "West-Indies".

L'une des nombreuses chèvres de montagne rencontrées en randonnée.

Le sentier était horné d'énormes Aloès. Ç'aurait été très tentant de nous prendre chacun une petite repousse, car nous avons tous les "babines" en feu; nous avons su que l'Aloès était très bon pour les feux sauvages.

Cactus typique des Antilles.


Et nous avons eu le privilège de côtoyer pendant 3 jours la petite famille du voilier JOLIE BRISE de retour d'un tour de l'Atlantique (voir le lien de leur site Internet dans nos liens utiles).
Alors, nos ti-mousses posent avec leurs nouveaux amis de voyage : Molly (8 ans) et Justin (10 ans).


Quelle belle journée! Randonnée en matinée et baignade en après-midi avec nos amis des voiliers NAMAR et JOLIE BRISE.

Superbe vue sur ENGLISH HARBOUR (à gauche) et FALMOUTH HARBOUR (à l'arrière).

Encore une fois, il y en a des plus gros que nous...
Fin avril, se rassemblent les plus belles unités à voile de la plaisance et de la course pour "l'Antigua Race Week" aussi appelée "Semaine Antigua". Et nous tombons en plein dedans!


Une autre journée extraordinaire!
Après l'école, tous avaient rendez-vous à la plage pour un pique-nique et une bonne baignade. Superbe endroit d'ailleurs où il y a d'énormes tables à pique-nique rondes avec abris, jeux pour enfants et très belle plage.
Voilà que notre Géo national, qui fût baptisé "Ritalin" cet après-midi là, nous propose de jouer au ballon-chasseur. Tous y ont participé et nous avons eu bien du plaisir! C'est que Ghislain a une énergie peu commune, à l'image de sa grand-maman Blanche! Vraiment admirable!
Bouge les pieds, bouge les pieds qu'il nous mentionne sans arrêt!

Je dis souvent : "Vivre sur un bateau, ce n'est pas des vacances; c'est une autre façon de vivre. Un mode de vie qui nous amène à nous dépasser constamment, à nous améliorer dans toutes les facettes de notre vie, à repousser nos limites, à nous découvrir intérieurement; c'est très stimulant, valorisant et aussi fatiguant! Nous travaillons fort, mais nous en sommes tellement récompensés! Des journées comme celle-là, nous ne voudrions pas qu'elles finissent!

Demain, dimanche 25 avril 2010, nous quittons vers la Guadeloupe. Aujourd'hui, c'est notre dernière journée avec nos amis d'UKULU (Guy, Doris, Charles et Thomas), eux reprenant le chemin du Nord pour l'été, peut-être les croiserons-nous quelque part dans le Pacifique. Nous soulignons cela par un bon souper sur Myriam. Hier, nos ti-mousses sont allés souper et coucher chez UKULU. Nous attrapons ces moments-là au vole et nous les apprécions beaucoup!
Nous nous sentons vraiment privilégiés de faire d'aussi belles rencontres depuis le début de notre voyage. L'amitié prend tout un sens dans un voyage comme celui-là; rapidement, des liens sont tissés et les barrières vites disparues! Un grand esprit de partage, de respect et d'entraîde s'installe et le fait de partager notre quotidien rend la relation très intense. Bien sûr, il y a des aurevoirs, comme en sera parsemée notre aventure. C'est déchirant, mais il en reste que de beaux souvenirs! Comme nous l'avons expliqué aux enfants : Des amis de voyage, c'est pour la vie!

dimanche 18 avril 2010

BARBUDA... REMPLIE DE SURPRISES!

EN NAVIGATION... quelque part entre Nevis et Barbuda.



Cette navigation de 55 milles nautiques, si nous avions pu y aller en ligne droite, nous a pris 70 milles nautiques, car nous avons dû tirer des bords dû aux vents Est, Sud-Est de 20-25 noeuds, mais ça, nous le savions! Nous savions aussi que nous risquions de nous faire mouiller un peu, car les derniers jours ont été pluvieux. En effet, depuis une semaine, nous jouons à ouvre-ferme les écoutilles, car une pluie de 10 minutes toutes les 2 heures nous occupent (pas ben bon pour le petit lavage!). Par contre, nous ne pensions pas nous faire mouiller autant! Nous avons essuyé nos premiers grains sur Myriam et pas seulement qu'un... Je comprends mieux l'expression : "Veiller aux grains!" Au plus fort du grain, nous avons eu des rafales qui ont atteint de 30-35 noeuds. Et comme nous naviguions au près avec la gîte qui vient avec (donc pas très confortable à l'intérieur), notre petit Olivier a été malade en sortant de son lit. Go Gravol! Nous passerons pratiquement toute la navigation tous les quatre bien installés dans le cockpit. Olivier est demeuré couché sur le plancher, entre la table et le banc, en se cachant la tête sous sa couverture; pas tannant le ti-homme! Pour le confort de tous, c'était la première fois que nous installions notre section centrale entre le Bimini et le Doger ainsi que deux de nos côtés pour couper le vent et la pluie sans compter quelques vagues qui venaient nous rincer de temps en temps. Mais le manque de visibilité commence à nous inquiéter au point où nous nous demandons si nous ne virons pas de bord à 15 milles de l'arrivée la pluie ne cessant toujours pas. Dans nos guides, il est bien dit : à Barbuda, il faut prévoir son arrivée de jour et par bonne visibilité, car cette île est plate et peu visible du large d'autant plus qu'elle est bordée de coraux et hauts-fonds. Nous consultons Namar et Ukulu qui sont quelques milles derrière nous et tous pensent que ça va s'améliorer. En effet, plus nous approchons de Barbuda, plus la visibilité est bonne et la pluie diminue. Cette île qui, en tant clair, est visible à 10 milles de l'arrivée, nous apparaît à 5 milles. Les cartes sont très précises et je fais la vigie à l'étrave; nous nous ancrons sans difficulté. Une autre expérience dans mon CV nautique! Devant nous s'offre une superbe plage d'un ruban de sable doré quasi désert de plus de 10 km. Hier, la météo nous annonçait le retour du soleil pour demain, mais lorsque nous prenons la météo à notre arrivée, ça quelque peu changé. Même que demain, nous devrons probablement changer d'ancrage, car le vent aussi changera. Profitons donc d'une bonne nuit de sommeil et nous verrons demain.



En effet, le lendemain en prenant la météo, nous décidons de changer de mouillage lorsque les douanes seront faites, car le vent passera au Sud, Sud-Ouest. Guy, Marcel et Ghislain partent en excursion pour les procédures de douanes. Et excursion est le bon mot! Après consultation à savoir comment ils se rendront à Codrington, seule agglomération au centre de l'île, car impossible de se rendre là en voilier, nos trois joyeux capitaines décident de partir avec kayak et Walker-Bay (annexe à fond rigide sur laquelle on peut y ajouter des voiles) en mains afin de faire un portage, traverser le lagon et marcher jusqu'au village . Ils lutteront donc à contre-courant pendant tout l'avant-midi avant de gagner l'autre rive, marcher dans l'eau à la taille, en ayant dû marcher dans la boue jusqu'aux genoux (la terre étant détrempée après les pluies des derniers jours) et en rigolant bien malgré tout! Une fois arrivés sur place, essoufflés et "crottés", Oups! Bureaux fermés jusqu'à 13h30. Bref, ils sont revenus à la maison vers 15h avec plein d'histoires à nous raconter et... les formalités faites! Par contre, pour le chemin du retour, ils ont pu prendre un water-taxi.

EXCURSION AUX DOUANES EN PHOTOS (Merci Guy!)






Pas de temps à perdre, nous changeons de mouillage pour nous diriger du côté Sud de l'île afin d'être bien à l'abri dans les prochains jours et bien dormir, car une barrière de corails nous protège des vagues! Cette courte navigation se fera sous une vigilance totale.

Portez attention à l'immense patate de corails derrière Myriam. Je comprends pourquoi il fallait naviguer par temps clair... car nous avons dû zigzaguer entre ce genre de récifs coraliens.
Namar et Ukulu vus du haut du mat de Myriam; bien entourés eux aussi!

Notre troisième journée à Barbuda en sera une de vrais plaisirs. Les écoliers terminent tôt leur école pour le plus grand bonheur de tous! Tous à la baignade et au snorkeling (ce ne sont pas les coraux qui manquent!).

Guillaume, Thomas (Ukulu) et Olivier avec le kayak d'Ukulu.

Pendant que les uns font du Wake-Board, quelques uns se baladent en Kayak tandis que les autres farnientent les fesses dans l'eau! Au loin, les trois voiliers gardent la baie!

Et que dire du pique-nique sur la plage?
LE BONHEUR!

Les habitants vivent essentiellement de la pêche, de l'agriculture et des marais salants. Jusqu'à maintenant, les Barbudiens semblent vouloir préserver leur mode de vie modeste, comme en témoigne cette habitation. Ainsi, plusieurs projets prévoyant un développement touristique ont été repoussés par la population. De ce décor des plus sommaires, se dégage toutefois une ambiance paisible qui semble se situer un peu hors du temps.

Et notre journée se termine par une petite randonnée qui nous mènera aux ruines d'un château.
Marcel se fera un plaisir de dire à Ghislain, notre Géo en chef : "Wow! Quel château!"
Car Guy et Ghislain n'ont pas manqué de mentionner à Marcel que l'idée de ramer jusqu'aux douanes, c'était son idée!
Ha! Il faut bien trouver de quoi les occuper ces hommes-là!

lundi 5 avril 2010

ST-KITTS & NEVIS

ST-KITTS

Superbe navigation de 16 milles nautiques 100% sous voiles nous menant à St-Kitts.


Leçon de noeud de chaise pour notre Guillaume qui a vite su maîtriser ses nouvelles connaissances!


Nous longeons la côte Ouest de St-Kitts nous donnant de beaux points de vue sur la Forteresse Brimstone Hill et les villages voisins.
Perchée à 800 pieds au-dessus de la côte, couvrant plus de 38 acres avec ses nombreux emplacements de canons, le fort Brimstone Hill offrait aux Anglais une vigie et un contrôle sur les îles avoisinantes.

Brimstone Hill, connu également sous le nom de Gibraltar des Antilles.
Sa construction, qui a débuté en 1690 par des esclaves sous la supervision des forces britanniques, s'est échélonnée sur plus de 100 ans.

Ce site fût le théâtre de plusieurs batailles entre les Français et les Anglais.

Pris d'assaut et conquit en 1782 par les Français avec 6000 soldats afin de prendre le contrôle des Antilles et des riches terres des Caraïbes pour la culture de la canne à sucre, ils n'occuperont St-Kitts qu'un an suite à la défaite de la flotte française dans l'archipel des Saintes. Le Traité de Versailles, en 1783, confirma définitivement la possession de l'île à l'Angleterre.


Statia et Saba dans la mire!


La forteresse est introduit au Patrimoine Mondial de l'Unesco depuis 1999.


L'une des 150 églises présentent sur l'île de St-Kitts.
Celle-ci domine le coeur de Basse-Terre, capitale de St-Kitts.


Vestiges de l'époque de la culture de la canne à sucre.
L'esclavage a joué un rôle important dans la culture de la canne à sucre et dans l'histoire des Antilles. À titre d'exemples, plus de 25 000 esclaves ont été transigés pendant les 15 premières années de la colonie et ce, seulement à Basse-Terre....
En 1834 est mis sur pied la Loi Britannique sur l'abolition de l'esclavage. La culture de la canne à sucre débute une longue et constante régression jusqu'à la Grande Récession de 1930.
Depuis, il ne reste que de petites cultures exploitées par de modestes fermiers.

Sur l'île de St-Kitts, on dit qu'il y a autant de singes que d'habitants.

Les Singes Vervets (Green Monkey) furent introduits par les Français au XVII siècle lors du partage de l'île entre la France et les Anglais entre 1629 et 1713.


NEVIS

Nevis, île d'une rare tranquilité à l'image de sa communauté principale, Charleston et ses 2000 habitants. Malgré les infrastructures en place, le touriste n'a pas suivi. Ce qui fait que plusieurs complexes hôteliers sont laissés à l'abandon ou essaient tant bien que mal de trouver une autre vocation comme en témoigne le Four Saisons Resort qui est en train de se transformer en village de condominiums.
Nevis, havre de paix;
mouillage paisible et sécuritaire.
Merci à Marcel de Namar pour sa grande générosité; il n'a pas hésité à sauter dans son zodiak pour prendre cette magnifique photo alors que nous soupions bien tranquilles dans notre cockpit!